– gestes, danses et écologies en milieux vodoun
Une immersion chorégraphique au cœur des savoirs incarnés du sud-est béninois, entre gestes du quotidien, écologies vécues et rituels vodoun
Artiste chorégraphe : Laëtitia Angot
Compagnie associée : La Permanence Chorégraphique (Paris)
Partenaire local principal : Compagnie Arts Ouverts (Bénin)
Chercheuse associée à distance : Leïla Chakroun, docteure en sciences sociales de l’environnement (Ladyss-CNRS)

Gèlèdè Agba éfè
Bois et pigments artificiels 30 x 30 x 30 cm
N. Inventaire 1515 du Château Musée Vodou de Strasbourg
Le masque Gèlèdè Agba éfè est le grand masque messager et le seul habilité à parler pour transmettre le message des Iyas (les mères). C’est un masque de nuit qui apparaît dans la cérémonie uniquement si le grand masque d’Iya ne sort pas, et de plus, il sort en dernier. Ce masque à la polychromie riche représente un visage féminin l’air égayé, peint en jaune avec menton et lèvres proéminentes. Il porte trois scarifications de part et d’autre et ses yeux sont en amande. Il est surplombé d’une structure lourde, constituée par des animaux : quatre poissons et un oiseau.
RITUELS SITUÉS
– gestes, danses et écologies en milieux vodoun
Présentation générale
RITUELS SITUÉS explore, à travers la danse contemporaine et la recherche située, les relations sensibles entre gestes du quotidien (nourrir, cultiver, soigner…) et gestes rituels issus des milieux vodoun du sud-est béninois. En articulant les dimensions sensible, écologique, sociale et chorégraphique, RITUELS SITUÉS cherche à partager et à rendre visible les formes d’écologies incarnées au sud-est du Bénin.
La résidence se construit en étroite collaboration avec des communautés locales, artistes traditionnels et contemporains béninois. Elle alterne arpentages, pratiques chorégraphiques in situ, échanges sensibles et moments de transmission. Une œuvre chorégraphique unique, issue de cette immersion, sera restituée dans un lieu culturel ou public, accompagnée d’une exposition artistique légère (correspondance croisée avec Leila Chakroun, carnet de gestes, images, récits traduits en plusieurs langues) promesse d’une édition et de capsules audio et vidéos à venir (selon les financements possibles à moyen terme).
Motivations
RITUELS SITUÉS naît d’un double mouvement : un désir de déplacement vers des milieux de vie porteurs de gestes ancestraux encore vivants, et une volonté de faire dialoguer création chorégraphique, pratiques situées et recherches critiques.
En interrogeant les gestes dans leur ancrage contextuel — dans les forêts, les lagunes, les lieux de soin, de culture ou de culte — RITUELS SITUÉS cherche à sonder ce qui relie intimement les êtres et les milieux.
Il s’inscrit dans une démarche à la fois artistique et éthique : écouter les gestes, les incarner, les activer, les partager, les transmettre… et en révéler les savoirs situés.
Démarche artistique
La résidence se déploie en trois phases :
– Préparation à Cotonou et Porto-Novo : rencontres partenaires, repérages, validations logistiques.
– Exploration et création : immersion dans sept territoires (Cotonou et Porto-Novo, Kétou, Ifangni, Sakété, Pobè, Kakanitchoé), observations de gestes, improvisations, rencontres, pratique et co-création avec communautés rurales et urbaines.
– Restitution : une performance chorégraphique unique, une exposition artistique légère des traces et des éléments récoltés, et une masterclass publique.
Chaque étape intègre :
– Des arpentages sensibles et observations des gestes du quotidien et du rituel
– Des pratiques chorégraphiques in situ, entre improvisation, transmission et création collective
– Une co-construction avec les habitant·es, soignant·es, maraîchèr·es, enfants, artistes, dignitaires vodoun
– Une correspondance critique avec la chercheuse Leïla Chakroun, apportant un regard mésologique et écosomatique sur les processus de création
– Des espaces de transmission, de parole et de partage autour des gestes incarnés.
Collaboration arts-sciences
RITUELS SITUÉS s’enrichit d’une correspondance à distance avec Leïla Chakroun, chercheuse en sciences sociales de l’environnement (Ladyss-CNRS), spécialisée en écosomatiques, mésologie et savoirs situés.
Sa thèse (En quête d’autres milieux. La permaculture au prisme de la mésologie) interroge la relation au vivant, aux gestes et aux milieux dans une perspective incarnée.
Elle accompagne Rituels Situés par une correspondance à distance avec Laëtitia Angot, une co-écriture de l’édition artistique potentielle et la transmission de méthodes d’observation sensibles, corporelles et transdisciplinaires.
Objectifs de la résidence
– Créer une œuvre chorégraphique ancrée dans les gestes rituels, agricoles, médicinaux et quotidiens rencontrés au Bénin ;
– Activer des formes chorégraphiques qui articulent savoirs situés, rituels, écologie, et gestes du quotidien ;
– Partager et créer des outils de recherche-création dans une perspective transversale (danse, pédagogie, sciences sociales) ;
– Valoriser les pratiques endogènes et les échanges interculturels entre le Bénin et la France.
Portée et diffusion
La restitution principale prendra la forme d’une performance chorégraphique unique, pensée pour un lieu public ou culturel identifié avec les partenaires. Elle sera accompagnée d’une exposition artistique légère (textes, images), co-produite avec les personnes impliquées sur le terrain et la chercheuse associée.
Des temps de médiation seront menés avec les publics rencontrés : enfants, soignant·es, maraîchèr·es, dignitaires vodoun… sous forme d’ateliers, de cercles de parole ou de pratiques partagées. Une masterclass ouverte pourra également être proposée à un public mixte d’artistes, étudiant·es, habitant·es ou acteur·ices locaux·ales.
Enfin, des perspectives de diffusion croisée seront envisagées à moyen terme, via les réseaux de La Permanence Chorégraphique, Arts Ouverts, l’Institut Français, les coopérations avec Créteil, Paris, Cergy, le Château Musée Vodou de Strasbourg et les partenaires béninois.
CALENDRIER
–détails de la résidence (50 jours)
RITUELS SITUÉS – gestes, danses et écologie en milieux vodoun se déploie à travers :
- Des arpentages et observations de terrain
- Des pratiques chorégraphiques in situ
- Des échanges avec les communautés locales
- Une correspondance critique avec la chercheuse Leïla Chakroun (Ladyss-CNRS)
- Une implication de danseur·ses contemporains et traditionnels
- Des actions de transmission et de partage avec enfants, soignant·es, artisan·es, agriculteur·rices, dignitaires vodoun.
| Phase | Durée | Lieu | Objectifs & Activités |
| Phase 1 – Préparation | 10 jours | Cotonou / Porto-Novo | Rencontres partenaires, repérages, préparation logistique |
| Phase 2 – Recherche et création | 26 jours | Kétou, Ifangni, Sakété, Pobè, Kakanitchoé | Immersion, observation des gestes, improvisation, co-création avec communautés locales |
| Phase 3 – Restitution | 14 jours | Cotonou / Porto-Novo | Créations in situ, partage avec le public, documentation et édition |
Axes de recherche transversaux
- Gestes du quotidien : cuisiner, soigner, cultiver, pêcher, aménager
- Gestes vodoun : danses masquées (Gèlèdè, Egungun), rituels, ablutions
- Danse contemporaine : comme outil de perception, transmission, création
- Écologie située : lien aux éléments (terre, eau, feu, air), au vivant, aux cycles et au territoire
Accompagnement de la Compagnie Arts Ouverts
Appui logistique :
- Mise à disposition d’un traducteur (fon, nago, yoruba)
- Mobilité entre les villes (véhicule, accompagnateurs, guides)
- Mise en lien avec hébergements locaux
- Appui aux autorisations (performance, pratique, accès aux lieux sacrés)
Ancrage territorial & réseau :
- Lien avec danseurs et officiants vodoun
- Accès aux lieux clés (forêt de Kouvizoun, verger de la Fondation Gnidehoue, CDTLUB, Centre Ouadada, etc.)
- Partenariats souhaités : Fondation Gnidehoue, Ferme-école SAIN, École Minontchou, Institut français etc
- Partenaires de captation : Ébenzer Multimédia, Gangan Production
Contribution artistique :
- Participation des danseur·ses de la compagnie
- Ateliers d’improvisation et de co-création
- Pratique in situ
- Captation audiovisuelle, carnet de gestes, édition artistique
- Aide à la diffusion des formes créées
Objectifs de la résidence
- Croiser danse contemporaine et pratiques rituelles vivantes
- Travailler les gestes du soin, de l’agriculture et du sacré
- Créer avec les communautés rurales et urbaines
- Nourrir une édition artistique à produire à moyen terme
- Créer des ponts entre les territoires béninois et la scène chorégraphique française
- Activer des formes situées, à la croisée de l’art, du soin et de l’écologie
Retombées attendues
- Pratiques dansées publiques dans les lieux de vie, de soin, d’agriculture et de rituel
- Échanges avec jeunes publics, artistes, dignitaires, soignant·es
- Édition artistique (carnet de gestes, textes, partitions, vidéos)
- Documentation audiovisuelle du processus (avec les structures partenaires)
- Diffusion croisée : via les réseaux de l’Institut Français, Arts Ouverts, La Permanence Chorégraphique
Mise en valeur des jumelages
RITUELS SITUÉS contribue à valoriser les jumelages entre :
- Cotonou et Créteil : collaborations avec l’École de Minontchou, Centre de santé Houénoussou
- Porto-Novo et Cergy-Pontoise : ancrage au Centre Ouadada et Centre Songhaï
- Paris et Cotonou : résidence de Laetitia Angot entre Paris et le Bénin, échanges artistiques et édition partagée
Des perspectives de diffusion croisée et d’expositions en France seront envisagées à moyen terme, en lien avec ces coopérations.
Conclusion
RITUELS SITUÉS est profondément ancré dans les territoires béninois. Il articule danse, écologie, spiritualité et transmission. En s’inscrivant dans une logique de création partagée, il donne corps à une forme contemporaine d’attention, de soin et de mémoire incarnée.
COTONOU & PORTO-NOVO
– Villes de seuils, d’eaux et de gestes partagés : de l’arpentage à la restitution
Cette double étape en milieux urbains et lagunaires ouvre et clôture la résidence. Elle comprend un important travail de recherche exploratoire, d’observation de gestes urbains et rituels, de création chorégraphique in situ, ainsi qu’une mise en partage publique des formes créées (performance, édition, médiation).
Capitale économique et ville portuaire, Cotonou est traversée par les enjeux du soin, de l’éducation, de la mobilité urbaine et des usages rituels de l’eau. Capitale administrative, Porto-Novo est au croisement de l’histoire, de l’écologie urbaine et des traditions vodoun. Toutes deux sont des terrains fertiles d’observation des gestes invisibilisés, notamment autour de l’eau, de la subsistance, des places publiques et de la transmission.
Objectifs principaux
- Explorer les gestes urbains, aquatiques et rituels liés à l’eau, au soin, à la subsistance et à la transmission.
- Approfondir les pratiques quotidiennes invisibilisées dans l’espace public (bornes-fontaines, pêche artisanale, maraîchage urbain, ablutions, offrandes…).
- Créer des formes chorégraphiques in situ dans les quartiers populaires, les places vodoun, les écoles et les lieux de soin.
- Élaborer un carnet de gestes (édition artistique) en collaboration avec les partenaires locaux et Leïla Chakroun.
- Organiser des restitutions publiques dans des lieux des deux villes
- Organiser a posteriori et à moyen terme des restitutions publiques dans des lieux emblématiques des coopérations existantes (Créteil, Paris, Cergy-Pontoise).
Gestes observés
- Pêche artisanale sur la lagune de Porto-Novo
- Offrandes aux esprits de l’eau, ablutions, circulation rituelle
- Gestes de maraîchage urbain (Centre Songhaï, berges)
- Utilisation quotidienne et rituelle des bornes-fontaines (Zèbè, Agbokou, quartiers périphériques)
- Gestes pédagogiques, médicaux, rituels et artistiques (écoles, centres de soin, places vodoun)
Travail chorégraphique
- Observation des gestes des milieux lagunaires (pirogues, pontons, berges et lagunes (Porto-Novo, Cotonou)
- Performance chorégraphique
- Préparation d’une édition artistique : textes, partitions, récits, images
Partenaires identifiés
Acquis
- Compagnie Arts Ouverts (partenariat accompagnement technique et artistique)
- Centre Multicorps (partenariat accompagnement technique et artistique)
- Association Art’Polon (partenariat accompagnement technique et artistique)
- Ébenzer Multimédia, Gangan Production (partenariat communication : captation, documentation)
- Paul Ochabé partenaire coordination, traduction (fon, yoruba, nago),
En construction
- Centre Ouadada (partenariat accompagnement technique et artistique en construction)
- École Minontchou (partenariat lieu en coopération avec Créteil en construction)
- Centre de santé Houénoussou (partenariat lieu en coopération avec Créteil en construction)
- Institut Français du Bénin (partenariat accompagnement technique et artistique en construction)
Lieux-clés
- Lagune de Porto-Novo : pêche, offrandes, danse sur les berges
- Bornes-fontaines (Zèbè, Agbokou) : ablutions, gestes quotidiens de femmes
- Places vodoun (Porto-Novo & Cotonou) : danses rituelles, circulation
- Centre Ouadada : espace d’ateliers, co-création, restitution
- Centre Songhaï : pratiques agroécologiques urbaines et pratiques vodun
- École de Minontchou : les enfants, le soin, les pratiques vodun
- Centre Houénoussou : gestes de soin et pratiques vodun
- Institut Français ou espace partenaire : restitution finale
Résidence Phase 1 – PRÉPARATION ET RECHERCHE (10 jours)
Jours 1–3 : Préparation logistique générale
- Réunions avec partenaires (Arts Ouverts, IFB, mairies, écoles, centres)
- Planification des itinérances et logistique des besoins matériels
- Validation des autorisations (espaces publics, lieux rituels, captation)
Jour 4 : Recherche & rencontre à COTONOU
- Présentation de RITUELS SITUÉS , rencontre et discussion avec enseignants, soignants, enfants de l’École Minontchou et du Centre Houénoussou
- Observation des gestes de soin au Centre Houénoussou
- Arpentage et observations des zones lagunaires
- Rencontres discussion avec les pêcheurs artisanaux
Jours 5–10 : Recherche & activation à PORTO-NOVO
- Arpentage de la lagune avec les pêcheurs
- Observation des rituels d’offrandes aquatiques
- Visites des places vodoun et des bornes-fontaines
- Pratique chorégraphique avec les artistes de Ouadada
- Ateliers au Centre Songhaï : gestes de maraîchage, danse et écologie
- Préfiguration de la performance chorégraphique
Résidence Phase 3 – RESTITUTION, MÉDIATION, DIFFUSION ( 14 jours)
Jours 1–6 : Préparation des restitutions, édition, répétitions
- Réactivation des gestes récoltés
- Travail sur la future édition artistique avec Leïla Chakroun (chercheuse associée) et l’équipe
- Répétitions avec les danseurs.ses et montage préparation de la performance et installation et exposition légère à partir des matériaux récoltés en collaboration avec partenaires
Jours 7–14 : Diffusion & restitution publique
- Jour 7 : Pratique – Centre Houénoussou à Cotonou
- Jour 8 : Pratique – École Minontchou à Cotonou
- Jour 9 : Restitution publique Performance chorégraphique à Cotonou ou Porto-Novo en partenariat avec l’Institut Français
- Jour 10 : Masterclass publique (Multicorps / Ouadada)
- Jour 12 : Rencontres finales, présentation de la future édition, bilan collectif remerciements, clôture de la résidence
- Jour 13 : Repos
- Jour 14 : Départ
KÉTOU, IFANGNI & SAKÉTÉ, POBÈ, KAKANITCHOÉ
Résidence Phase 2 – RECHERCHE EXPLORATION CRÉATION (26 jours)
KÉTOU – Forêts sacrées et danse masquée : gestes de préservation du vivant
Cette étape de RITUELS SITUÉS se déroule à Kétou, ville historiquement liée aux traditions yoruba-nago et particulièrement reconnue pour la richesse de sa culture du masque Guèlèdè, inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO.
Objectifs principaux
- Observer les rituels masqués Guèlèdè dans leur relation aux éléments naturels et au vivant.
- Comprendre les formes locales de soin des forêts et les processus de transmission rituelle.
- Approcher les gestes liés à la pharmacopée traditionnelle dans les forêts sacrées.
- Initier des échanges chorégraphiques avec les danseur·ses masqué·es et les communautés locales.
Gestes observés
- Danses et rituels masqués liés au panthéon yoruba-nago.
- Cueillette, soin à la forêt, circulation dans les lieux sacrés (interdits, seuils rituels).
- Rites de transmission orale, préparation des masques et des offrandes.
Travail chorégraphique
- Observation active des danses masquées dans leur milieu contextuel (forêts, places publiques, espaces sacrés).
- Improvisations in situ dans la forêt de Kouvizoun et au Théâtre Cercle Azin.
- Activation dansées de récits, gestes d’interdits et transmission gestuelle.
- Écriture chorégraphique en lien avec les cycles naturels et les rythmes du culte Guèlèdè.
Partenaires identifiés
- Dignitaires vodoun et chefs de culte Guèlèdè (lignages Anato Koto et Kouvizoun).
- Danseur·ses masqué·es traditionnels (issus de familles initiées).
- Chef de la forêt sacrée de Kouvizoun, à Adakplamè.
- Paul Ochadé, guide et médiateur culturel.
- L’OCHAde : la maison des hommes du futur et la Mairie de Pobè (partenariat culturel)
- Théâtre Cercle Azin, pour les arpentages et rencontres artistiques.
- Mairie de Kétou, pour l’appui aux autorisations et la mise en relation.
- Compagnie Arts Ouverts, interface artistique, chorégraphique et logistique.
Lieux-clés
- Forêt sacrée de Kouvizoun (Adakplamè) – espace de pratiques rituelles, pharmacopée et danse.
- Jardin de Plantes Médicinales – en lien avec les savoirs traditionnels de soin.
- Théâtre Cercle Azin – espace de création partagée, rencontre, arpentage collectif et pratique artistique.
- Places et espaces rituels urbains – lieux de rassemblement communautaire et danses masquées.
Période prévue : 7 jours d’immersion
- Jours 1–4 : Rencontres préparatoires, observation des rituels Guèlèdè et entretiens avec les chefs de culte.
- Jours 5–6 : Pratiques chorégraphiques in situ avec les dignitaires, danseur·ses masqué·es et les artistes de la Compagnie Arts Ouverts.
- Jour 7 : Rencontre publique, pratique partagée et restitution au Théâtre Cercle Azin avec les partenaires locaux.
IFANGNI & SAKÉTÉ – Cultiver, nourrir, transformer : gestes agroécologiques féminins
Cette étape se déroule dans les communes d’Ifangni (quartiers de Tchaada et Daagbé) et de Sakété, dans une région où les pratiques agricoles, culinaires et rituelles sont fortement portées par les femmes. Elle met l’accent sur les gestes agroécologiques, la transmission intergénérationnelle des savoirs et l’écologie domestique incarnée dans les pratiques quotidiennes.
Objectifs principaux
- Travailler avec des groupes de femmes autour des gestes agricoles, de soin et de cuisine rituelle.
- Observer les relations entre gestes alimentaires, soins du vivant et pratiques vodoun.
- Co-créer une partition chorégraphique culinaire et écologique, enracinée dans les pratiques locales.
- Documenter la permaculture endogène et les savoirs féminins de transformation.
Gestes observés
- Préparation du manioc (transformation, fermentation, cuisson).
- Maraîchage communautaire, permaculture, soin du sol et compostage.
- Cuisines rituelles, préparation collective de plats traditionnels.
- Savoirs transmis entre femmes : gestes de soin, chants, gestes rituels du quotidien.
Travail chorégraphique
- Observation et intégration des gestes de transformation du manioc comme partitions corporelles.
- Improvisations autour des rythmes de préparation culinaire et agricole.
- Ateliers de danse participative avec les femmes impliquées dans les circuits agricoles.
- Pratique in situ mêlant gestes, voix, rythmes, ustensiles et paroles.
Partenaires identifiés
- Fondation Gnidehoue – verger communautaire agroécologique à Ifangni.
- Associations de femmes rurales, cheffes de cuisine, guérisseuses et dignitaires locales.
- Soignant·es traditionnels en lien avec les pratiques rituelles féminines.
- Danseur·ses traditionnels et chorégraphes de la région.
- Mairies de Sakété et Ifangni, pour l’appui logistique et institutionnel.
- Compagnie Arts Ouverts, interface chorégraphique et logistique.
Lieux-clés
- Verger communautaire de la Fondation Gnidehoue (Ifangni) – espace de maraîchage, compostage, rencontre.
- Espaces de cuisine collective (quartiers de Daagbé et Tchaada) – lieux d’apprentissage et de co-création.
- Espaces rituels en plein air – terrains de cuisine rituelle, préparation d’offrandes.
- Places communautaires – pour les partages publics et pratiques partagées.
Période prévue : 7 jours d’immersion
- Jours 1–2 : Rencontres avec les partenaires, repérage des lieux, observation des gestes de préparation du manioc.
- Jours 3–4 : Ateliers de danse avec les femmes du verger et des cuisines rituelles ; improvisations en plein air.
- Jour 5-6 : Co-création d’une forme chorégraphique culinaire participative.
- Jour 7 : Rencontre publique et pratique partagée avec les partenaires locaux dans l’un des lieux collectifs (verger ou place de Daagbé).
POBÈ – Soigner et célébrer : gestes de soin, de danse, de résilience
L’étape de Pobè s’ancre dans un contexte où se croisent pratiques de soin traditionnelles, gestes thérapeutiques contemporains, et danses communautaires. Elle met en lumière la résilience collective portée par des gestes rituels et médicaux, dans un territoire marqué par les enjeux de santé publique, notamment autour de l’ulcère de Buruli.
Objectifs principaux
- Explorer les liens entre gestes de soin (corporels, spirituels, collectifs) et danses traditionnelles.
- Participer à des rituels de guérison et de célébration avec les communautés locales.
- Créer un espace de dialogue chorégraphique entre les danseur·ses contemporain·es et les groupes de danses traditionnelles.
- Observer et activer les gestes de transmission liés à la santé, à la guérison, à la réinsertion.
Gestes observés
- Soins corporels : pansements, massages traditionnels, bains spirituels.
- Rituels de guérison dans les lieux de culte ou espaces communautaires.
- Danses traditionnelles de réinsertion, chants et invocations.
- Gestes médicaux liés au traitement de l’ulcère de Buruli au CDTLUB.
Travail chorégraphique
- Improvisations avec les danseurs traditionnels locaux (familles initiées et collectifs).
- Pratiques dansées in situ au sein du CDTLUB et de quartiers périphériques.
- Activations corporelles à partir des gestes de soin et de relation.
- Co-écriture de séquences dansées en dialogue avec les gestes thérapeutiques.
Partenaires identifiés
- Compagnie Arts Ouverts – Deen Eniola (originaire de Pobè) et danseurs contemporains.
- CDTLUB – Centre Raoul et Madeleine Follereau (Centre de Dépistage et de Traitement de l’Ulcère de Buruli).
- Groupes de danse traditionnels de Pobè.
- Lieux de culte vodoun et dignitaires locaux.
- Guide Paul Ochadé, médiateur culturel et rituel.
- Mairie de Pobè, appui institutionnel, logistique et autorisations.
Lieux-clés
- CDTLUB – centre de soin de référence pour la région (accès aux gestes médicaux, aux patients et soignants).
- Quartiers périphériques de Pobè – lieux de résidence des familles de danseurs et guérisseurs.
- Espaces publics : cours, places, lieux de rassemblement.
- Lieux de culte vodoun accessibles pour la danse, l’observation ou la pratique partagée.
Période prévue : 7 jours d’immersion
- Jours 1–2 : Immersion au CDTLUB, échanges avec les équipes soignantes et les familles.
- Jours 3–5 : Ateliers de danse et improvisations avec les groupes traditionnels et contemporains.
- Jour 6 : Création d’une forme collective dans un espace ouvert (quartier ou centre).
- Jour 7 : Rencontre et pratique partagée, avec captation et participation des habitants.
KAKANITCHOÉ – Agriculture et aménagement : gestes de territoire
Cette étape de RITUELS SITUÉS se déroule à Kakanitchoé, un territoire marqué par les pratiques agricoles, les dynamiques communautaires de transmission et les enjeux contemporains de l’agroécologie endogène. Le site accueille la Ferme-École SAIN, structure pédagogique béninoise innovante qui lie apprentissage agricole, transmission de savoirs locaux et expérimentation de solutions durables. L’attention se porte ici sur les gestes agricoles comme savoirs incarnés, rythmes territoriaux et pratiques situées.
Objectifs principaux
- Observer et chorégraphier les gestes liés au soin du sol, à la plantation, à la conservation de l’eau.
- Approfondir la rencontre avec les acteurs de l’agroécologie : formateurs, maraîchèr·es, jeunes en formation.
- Co-créer une partition corporelle en lien avec les cycles agricoles et les gestes pédagogiques.
- Explorer le lien entre gestes agricoles et rites de saison dans une perspective écologique et sensible.
Gestes observés
- Compostage, préparation de substrats, irrigation, semis, récolte.
- Gestes pédagogiques transmis entre praticiens expérimentés et jeunes apprenants.
- Soin aux plantes, aux graines, et aux rythmes naturels du sol.
- Observation de rituels liés à la fertilité et aux changements de saison, si contextualisés.
Travail chorégraphique
- Improvisations sur les parcelles agricoles, en lien avec les gestes agricoles.
- Création de séquences chorégraphiques en contexte pédagogique.
- Activation corporelle de récits de transmission (rituels, gestes de soin, cycles de la terre).
- Mise en mouvement des savoirs endogènes par la danse, en présence des formateurs.
Partenaires identifiés
- Ferme-École SAIN : site central de recherche-création, accompagnement des pratiques.
- Formateurs et techniciens agricoles : guides pour l’observation et l’apprentissage.
- Jeunes stagiaires agricoles : participation active à la co-création.
- Mairie de Kakanitchoé : appui aux autorisations et reconnaissance institutionnelle.
- Compagnie Arts Ouverts : soutien artistique et interface de dialogue.
Lieux-clés
- Parcelles pédagogiques de la ferme-école : espaces de culture, de soin, de gestes ancrés.
- Ateliers pratiques en extérieur : espaces de co-création danse/agriculture.
- Espaces communautaires liés à la transmission de savoirs agricoles.
Période prévue : 5 jours d’immersion
- Jours 1–2 : Observation des gestes agricoles en lien avec les cycles de production.
- Jour 3 : Rencontres avec les formateurs, co-construction de séquences gestuelles.
- Jour 4 : Ateliers de transmission croisée danse/agroécologie avec les stagiaires.
- Jour 5 : Pratique partagée in situ avec communautés locales.
RESTITUTION ET MÉDIATION
La restitution de RITUELS SITUÉS – gestes, danses et écologie en milieux vodoun prendra la forme :
D’une performance chorégraphique unique, conçue à partir des gestes observés et partagés durant la résidence : gestes rituels, agricoles, de soin et de subsistance. Présentée dans un lieu culturel ou public en partenariat avec l’Institut Français, elle articulera danse contemporaine, récit de terrain et partition située.
D’une exposition artistique légère (carnet de gestes, textes, images) prolongera le travail de recherche et facilitera sa transmission.
De temps de médiation et de pratiques seront toujours menés avec les publics rencontrés : enfants, soignant·es, maraîchèr·es, dignitaires vodoun, sous forme d’ateliers, cercles de parole ou transmissions dansées.
D’une masterclass pourra être proposée pour un public mixte d’artistes, étudiant·es ou habitant·es, afin de partager les outils chorégraphiques et les enjeux mésologiques de RITUELS SITUÉS .
LAETITIA ANGOT
Chorégraphe, danseuse et pédagogue – Directrice artistique de La Permanence Chorégraphique (Paris)
Laëtitia Angot développe une écriture chorégraphique engagée, ancrée dans les contextes, les processus d’élaboration du geste et les expériences collectives. Ses créations s’inscrivent à la croisée de la scène, de l’espace public et de la recherche partagée, explorant les liens entre gestes, mémoire et milieux sociaux.
Depuis 2015, elle dirige La Permanence Chorégraphique, structure reconnue d’intérêt général implantée dans le nord de Paris. La compagnie rassemble chaque année artistes et habitant·es, croisant art, soin, hospitalité, mémoire sensible, réflexion et expérience collective. Elle fonde également le Lac – Laboratoire d’Actions Chorégraphiques, espace de recherche et de transmission où s’expérimentent de nouvelles formes pédagogiques et critiques.
Son travail a été présenté dans de nombreux contextes en France et à l’international : CN D – Pantin, Festival Being Human (Museum of the Home, Londres), Festival Mimos (IN, Périgueux), Granit – Scène nationale (Belfort), Avignon Off, Kerminy (Bretagne), entre autres.
Sélection de créations chorégraphiques
- L’Inouï bal flottée (2023) – Rituel chorégraphique et performance publique, Paris
- Danses de peu (2020) – avec Peter Corser, Paris
- Gestes Pérennes (depuis 2019) – Action chorégraphique sur l’hospitalité, présentée en France et au Royaume-Uni
- Partita (2013) – avec Marie Duprat, Festival d’Avignon Off
- J’ai fait des gestes (2013) – Granit, Scène nationale de Belfort
- Repos successifs de surfaces (2012) – Les Tanneries, Centre d’art contemporain
Axes de recherche et de transmission
- Hospitalité et migration : danses de l’exil et de la solidarité (Gestes Pérennes)
- Écologies situées : gestes du soin, de l’agriculture et du rituel (Rituels Situés)
- Transmission expérimentale : ateliers in situ, pratiques collectives, pédagogies critiques
- Recherche arts-sciences : écosomatiques, mésologie, urbanité et soin
Curriculum Vitae
Lettre de recommandation
Lettre d’engagement partenaire béninois
Note synthétique
LA PERMANENCE CHOREGRAPHIQUE – Compagnie associée
Fondée et dirigée par Laëtitia Angot – Paris, depuis 2001
La Permanence Chorégraphique est une structure artistique reconnue d’intérêt général, fondée en 2001 et implantée dans le nord de Paris depuis 2015. Elle y développe un modèle singulier qui articule création chorégraphique située, art en commun et recherche critique.
Chaque année, la compagnie réunit entre 18 et 25 artistes et engage de 500 à 1 000 habitant·es dans des ateliers, créations et performances, déployés dans des lieux divers : théâtres, jardins, rues, espaces sociaux et associatifs.
Sa démarche repose sur l’ancrage urbain et social : hospitalité, migrations, soin, expérience collective et processus d’émancipation sont au cœur de ses actions. Gestes Pérennes – des danses pour une hospitalité manifeste, pièce chorégraphique située initiée en 2019, a été présenté dans des contextes variés, du CN D – Centre national de la danse (Pantin) au Museum of the Home de Londres.
La Permanence Chorégraphique mène également un travail de transmission et de pédagogie expérimentale, en lien avec le LAC – Laboratoire d’Actions Chorégraphiques, espace de recherche où se croisent chorégraphes, chercheur·ses, étudiant·es et habitant·es autour d’une écologie des gestes et des savoirs partagés.
En s’inscrivant dans la durée et dans le dialogue avec les territoires, la compagnie invente des formes chorégraphiques où l’art devient outil de soin, d’hospitalité et de réinvention collective.
CIE ARTS OUVERTS – Partenaire béninois principal
Dirigée par Nourou Deen Eniola – Bénin
Créée en 2021 par Nourou Deen Eniola, la Compagnie Arts Ouverts place les relations humaines au cœur de sa démarche et s’investit dans la création chorégraphique contemporaine au Bénin. Sa pratique se nourrit d’une hybridation entre danses traditionnelles, danses urbaines et danse contemporaine, en travaillant sur la déconstruction des styles comme moteur de création et d’identité.
Les thématiques abordées touchent aux questions de genre, de droits humains, d’environnement, de religion et de bien-être collectif. La compagnie collabore avec de nombreux acteurs culturels au Bénin, en Afrique et en Europe, à travers des actions de formation, de création et d’accompagnement de jeunes danseur·ses amateurs et semi-professionnels.
Entre 2023 et 2024, elle a mené deux phases du projet Embouchure, soutenu par l’Institut Français du Bénin : une plateforme d’implantation territoriale et de résidence pour jeunes danseur·ses, déployée dans les écoles, espaces publics et quartiers populaires.
La compagnie a présenté plusieurs créations en tournée :
- Iran’ti (Mémoire) (2021) – sur la résonance des biens matériels et immatériels dans la mémoire des êtres ;
- Tsunami 2.0 (2022) – quatuor chorégraphique interrogeant diplomatie et conflits ;
- Les coulisses de Lampedusa (2024) – récit de migrations et de résistances ;
- Échos immuables (2024) – création issue d’une résidence à la Cité internationale des arts de Paris.
La vision d’Arts Ouverts est de contribuer à la formation, la mobilisation, l’épanouissement et la sensibilisation de la jeunesse africaine, en donnant visibilité et reconnaissance à la danse contemporaine béninoise.
Biographies des danseurs béninois – Compagnie Arts Ouverts
Nourou Deen ENIOLA
Né à Okéita, près de la frontière nigériane, Nourou Deen Eniola débute la danse en autodidacte avant d’intégrer en 2007 l’Ensemble Artistique et Culturel des Étudiants d’Abomey Calavi. Il se forme ensuite auprès de nombreux chorégraphes africains et européens (Marcel Gbeffa, Richard Adossou, Vincent Harisdo, Chantal Loïal, Olivier Tarpaga, etc.) et fonde son propre groupe Pro’7. Lauréat 2024 du programme de résidence Institut français & Cité internationale des arts de Paris, il est à la tête de la Compagnie Arts Ouverts. Ses créations (Iran’ti, Tsunami 2.0, Les Coulisses de Lampedusa, Échos immuables) explorent les liens entre danse, histoire, faits sociaux et environnement.
Sylvestre ASSOCLE
Autodidacte à ses débuts, Sylvestre Assocle s’est formé à la danse traditionnelle et urbaine à travers de nombreux ateliers et festivals au Bénin. Il collabore avec plusieurs chorégraphes, dont Nourou Deen Eniola, Carmelita Siwa et Ezéchiel Adandé. Enseignant en danses africaines traditionnelles et urbaines dans les lycées de Cotonou, il participe également aux projets d’implantation territoriale Embouchure 2.0 et 3.0 soutenus par l’Institut Français du Bénin. Depuis 2024, il évolue comme interprète au sein de la Compagnie Arts Ouverts.
Anouchka KOUWANOU
Passionnée de danse depuis l’enfance, Anouchka Kouwanou est remarquée en 2015 comme plus jeune danseuse lors d’un concours interscolaire. Elle rejoint alors le groupe dirigé par Sylvestre Assocle et se professionnalise ensuite au sein de la formation continue dispensée par Nourou Deen Eniola. En 2025, elle participe à la création Sonangnon (chor. Carmelita Siwa, Ezéchiel Adandé, Florence Gnarigo) pour la cérémonie d’ouverture du championnat national scolaire, ainsi qu’à des stages avec Rosangela Sylvestre et Orphée G. Ahehehinnou. Elle intègre la Compagnie Arts Ouverts en 2024.
Marcel AKISSOÉ
Originaire des quartiers périphériques de Cotonou, Marcel Akissoé grandit dans un environnement où se croisent danses traditionnelles et cirque. Formé à l’École Supérieure des Métiers d’Artistes et Culturels (ESMAC), il participe à de nombreux programmes de formation au Bénin. Sélectionné pour le festival Connexion de Marcel Gbeffa (2021, 2023) et le projet Trait d’Union, il intervient aussi comme assistant formateur dans les dispositifs Embouchure et Rue de Résilience(Institut Français du Bénin). Depuis 2024, il se consacre à sa carrière d’interprète au sein de la Compagnie Arts Ouverts.
RECHERCHE et CORRESPONDANCE arts-sciences
avec Leila CHAKROUN
Rituels Situés s’ancre dans une dynamique transdisciplinaire où la danse rencontre les sciences sociales de l’environnement. Cette articulation repose sur un dialogue continu entre Laëtitia Angot, chorégraphe, et Leïla Chakroun, chercheuse associée au Ladyss-CNRS, spécialiste des approches mésologiques et écosomatiques.
Laëtitia Angot développe des danses du milieu et un agir-lieu : des pratiques chorégraphiques situées qui prennent appui sur les contextes, les gestes incarnés et les interactions avec les territoires. Son travail met en mouvement les relations sensibles entre les êtres, les milieux et les communautés, en inventant une écologie chorégraphique du geste.
La recherche croisée se développe sous plusieurs formes :
- Correspondance critique entre chorégraphe et chercheuse, en écho aux observations de terrain et aux pratiques corporelles ;
- Élaboration d’une édition artistique (carnet de gestes, textes, récits, images) qui associe écritures chorégraphiques et réflexions scientifiques ;
- Transmission de méthodologies sensibles : observation corporelle, attention aux milieux, documentation située
Leila Chakroun développe une recherche qui explore les relations entre gestes, milieux et savoirs incarnés à travers la mésologie. Sa thèse (En quête d’autres milieux. La permaculture au prisme de la mésologie en Suisse et au Japon, 2023) propose le concept de « soi mésologique » pour interroger la manière dont les humains se situent en relation à leur milieu. Associée à Rituels Situés elle contribue à enrichir les pratiques chorégraphiques par une lecture critique, écologique et transversale.
En conjuguant gestes, milieux et savoirs, Rituels Situés invente une recherche incarnée où l’art et les sciences s’entrelacent pour faire émerger de nouvelles écologies sensibles.
PERSPECTIVES
Rituels Situés souhaite s’inscrire dans une dynamique de partage entre le Bénin et la France. La restitution finale au Bénin souhaite être prolongée par des formes de partage (performance, exposition, carnet de gestes, capsules sonores et vidéo) destinées à voyager dans différents contextes artistiques, culturels et éducatifs.
En s’appuyant sur les jumelages existants (Cotonou–Créteil, Porto-Novo–Cergy-Pontoise, Paris–Cotonou), des perspectives de diffusion croisée seront envisagées :
- Au Bénin : dans les lieux partenaires (Centre Ouadada, Fondation Gnidehoue, Ferme-école SAIN, Institut Français du Bénin), ainsi que dans les écoles, centres de soin et espaces communautaires.
- En France : à travers La Permanence Chorégraphique, mais aussi en lien avec les villes jumelées (Créteil, Cergy, Paris), le réseau de l’Institut Français, le musée du Vodou de la ville de Strasbourg et des lieux de recherche et de création chorégraphique.
Ces formes de diffusion prolongeront la démarche située tout en ouvrant des espaces de rencontre interculturelle et de partage des savoirs incarnés, au-delà de la résidence elle-même.